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 Bad blood - Oscar 

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MessageBad blood - Oscar   Ven 19 Jan - 10:47

Bad blood

Le silence est omniprésent dans la pièce et pourtant tout te semble trop bruyant. Les pas dans le couloir te semblent produits par des éléphants en furie, les conversations étouffées sont des hurlements de banshee, les gouttes tombant de la poche qui nourrit ta fille produisent le bruit du torrent et les bips des machines l'entourant et s’assurant qu’elle ne dérive pas dans le monde des morts, tels des étranges gardiens mécaniques, sont une véritable symphonie discordante, stridente et qui jour après jour te rendent un peu plus instable.

Tout est silence en toi tandis que le monde est devenu un cirque macabre.

Ton être semble plongé dans une mer noire, où tu sombres lentement car les forces de te relever t’abandonnent chaque fois un peu plus. Tes entrailles semblent congelées, incapables d’avaler quoi que ce soit. Ton coeur est devenue une statue de pierre, où il n’y a de la place que pour ta fille. Tu ne dors plus, tu es dans une sorte d’état second où ton corps ne semble plus avoir besoin de quoi que ce soit. Tel un esprit, tu erres plus que tu ne vis.

Tes yeux, bouffis et continuellement humides ne cessent de fixer le visage endormi de ta petite Lola. Elle semble si paisible, comme si elle ne faisait qu’une sieste et qu’elle allait se réveiller à tout instant. Sauf que le réveil ne vient pas. Les tubes et les pansement se chargent bien de te le rappeler, souvenir cruel de l’idiotie qui a causé tout ce drame.

Mais tu ne veux pas penser à cela. Car si tu y penses, ton mari refait surface et tu ne veux pas penser à lui.

Pour la première fois de ta vie, tu ne veux rien savoir de Tate.

Ta colère refait légèrement surface, ton visage se crispe, ton regard se durcit. Il est responsable de tout ce qui s’est passé, il n’a pas correctement surveillé Lola et son inattention a causé sa perte. Ta gorge te fait mal à chaque fois que tu le vois, les hurlements n’étant qu’une infime partie du bruit réel que tu aimerais émettre. Tout en toi devint hystérique en sa présence, tu ne sais plus où donner de la tête.

Où est passé votre mariage?

Tu préfères te concentrer sur Lola plutôt que de répondre à cette question. Tu n’es pas en mesure de réfléchir à cela. Pas tant que Lola est dans cet état. Tu n’es qu’angoisse et tristesse, l’ancienne Poppy, celle qui aurait répondu à cette question n’est plus là. Elle est dans le coma elle aussi, elle n’en sortira pas tant que la santé de ta fille sera compromise. Les larmes remontent, éternelles camarades de malheur qui ne t’abandonnent que rarement lors de ta solitude.

Tu ignores combien de temps tu vas encore pouvoir résister.

Le bruit de la porte interrompt tes divagations sans fin. D’un geste sec, tu essuies tes yeux rapidement, ne souhaitant pas te donner en spectacle. Tu es déjà consciente que ton visage est à lui seule une oeuvre morbide où pâleur, cernes et yeux injectés de sang se battent pour avoir le premier rôle. Peu importe le maquillage que tu tentes de t’appliquer, tu ne peux cacher la catastrophe ambulante que tu es devenue. Et cela commence à t’être égal. A quoi bon tenter de ressembler à quelque chose quand ton foyer vient d’être démoli aussi efficacement que si un ouragan avait circulé au-dessus de vos têtes? Tu te tournes vers le nouveau venu, espérant qu’on t’apporte enfin des bonnes nouvelles.Ton espoir meurt avant même de s’être correctement formé et ton visage se durcit, estomaquée par la présence non-souhaitée.

Oscar Solheim.

L’idiot qui t’a pourri ton retour à Dublin il y a de cela fort longtemps. L’ancien colocataire de Tate, un immature qui ne ratait pas une occasion de faire des blagues douteuses et de te faire comprendre que tu n’étais pas la bienvenue chez eux. Les choses s’étaient calmées, un effort qu’ils avaient tout les deux fourni pour faire plaisir à Tate. Mais évidemment il avait trouvé le prétexte idéal pour revenir à l’assaut et la juger à la moindre opportunité, car apparemment c’était elle la vilaine sorcière.

Une bataille de regards démarra alors.

Ceux de Poppy étaient froids comme la glace, indiquant clairement au chevalier servant de Tate qu’il n’était pas le bienvenu et qu’il avait intérêt à disparaître. C’était son moment à elle et contrairement à lui, elle ne pouvait pas venir aussi souvent qu’elle l’aurait voulu. Quelqu’un devait bien s’occuper des factures, de maintenir la maison et son travail ne prenait pas place entre ces quatre murs. Donc elle n’était pas prête à le laisser vagabonder dans la chambre de sa Lola.

- C’est mon moment avec elle donc je ne me répèterai pas deux fois: déguerpis et reviens plus tard.

Ta voix respire la colère, tel un sifflement de serpent près à attaquer. Animal blessé, tout a le potentiel de devenir une menace à tes yeux donc tu te barricades, tu attaques avant même que l’autre puisse agir.
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MessageRe: Bad blood - Oscar   Sam 20 Jan - 0:47

Bad blood

Tes yeux te brûlent, tes paupières luttent pour ne pas se fermer. Assis devant ton bureau tu poses ton front sur la table. Tu regrettes d’avoir négligé tes heures de sommeil. Une bière à la main, le chien a tes pieds, télé allumée, t’avais passé plusieurs heures affalé sur ton canapé. T’avais pas réussi à trouver le sommeil, nerveux pour l’opération qui t’attendait ce matin. Tu t’occupais de l’ablation partielle du foie d’un patient cancéreux. T’étais préoccupé par la procédure, ce que tu allais découvrir en ouvrant, et s’il n’était pas trop tard. T’as vu les heures défilées, et le sommeil t’a finalement rattrapé au milieu d’un émission ennuyeuse à mourir. Courte nuit, réveil qui s’affole, le canapé n’a pas été du plus grand confort. T’as pris le luxe d’arriver en avance, discuter avec des médecins avec plus d’expérience que toi. C’est à peine si tu venais d’avoir ton diplôme.
Et tu t’es lancé, le coeur palpitant. Tout s’est relativement bien passé, ce qui t’a évité de lancer des remarques sèches sous la pression et la fatigue masquée par l’adrénaline.

Lors de la pause déjeuné, tu t’étais effondré sur ton bureau. Les minutes ont défilé, le temps t’échappait. C’est une heure plus tard que tes yeux se sont entrouverts, agressés par la lumière. La bouche pâteuse, t’as profité de ce moment de dissipation pour jeter un œil à la fille de Tate. Tu ne sais pas réellement pourquoi tu reviens la voir régulièrement, tu n’es pas attaché à cette gamine. T'aimes pas spécialement les enfants. Mais à son père, si tu y tiens. Et t’as pris la fâcheuse habitude de passer dans sa chambre pour vérifier qu’il ne campait pas à ses côtés. La main sur la poignée, tu entrouvres la porte, alors que ton regard se pose sur Poppy. Tu restes silencieux, ne bougeant aucun de tes muscles pendant qu’elle essuie ce qui semble être des larmes. À moins qu’elle se soit pris un verre d’eau dans la gueule. C’est quand elle croise ton regard que tu te décides à entrer. T’en profites pour recoiffer d’un geste tes cheveux en bataille, maltraités par ta sieste. Un silence pesant s’abat immédiatement sur la pièce, sans que tu ne puisses détourner ton regard empli de jugement et sans doute une pointe de mépris. C’était la première fois que tu voyais un ami dans cet état. T’es bien resté avec lui quelques nuits, pour lui tenir compagnie, à enfiler les verres jusqu’à ce qu’il tombe de sommeil. T’essayais de combler un peu la solitude qu’elle lui imposait. Tu ne voyais qu’au travers de la douleur de Tate, tu allais jusqu’à ignorer celle de Poppy. C’était aussi le première fois que tu défendais autant un ami. Mais la situation était si particulière que tu t’en mêles malgré la raison. Tu ne l’écoutes pas souvent de toute manière, la raison. Elle brise finalement votre jeu muet. Accompagné de menace, elle t’ordonne de sortir de la chambre. Les secondes s’écoulent, la dévisageant un instant. Le sous titre n’était pas compliqué à décrypter. Tu sors de la poche de ta blouse un stylo et un carnet. Tu savais que ça te serait utile un jour. « Je viens relever les constantes de ta fille. » Oh mais pas du tout. C’est juste un prétexte à ton intrusion, te donner un droit médicale. C’est certainement aux infirmières de faire ça, mais rien ne t’en empêchait. Tu jettes un rapide coup d’œil aux machines, annotant ce qui pouvait être utile. « Tu as bonne mine. » Tu n’as pas besoin de lui faire un dessin pour qu’elle comprenne l’ironie du message. « J’étais venu voir si Tate n’était pas ici. Tu sais, ton mari. » Tu insistes sur les derniers mots, comme un reproche étouffé. Tu lui rappelles quelque chose qu’elle oublie avec le temps selon toi. A tes yeux, c'est un couple sur le point de se briser. « Enfin, je crois. » T’enfonces un peu plus les sous entendus, levant le nez vers elle. Le visage aussi froid que le sien. Tu sais parfaitement qu’elle risque d’hurler. Tout comme tu risques de monter le ton. Mais c’est plus fort que toi, comme toujours. « Ça fait combien de temps que tu es là? Tu vas peut être battre le record de Tate. » Tu t’approches du lit de l’enfant, pour discerner un peu mieux les valeurs qu’indique chaque instrument. Quitte à être là, autant que ce soit utile.


@Poppy Collins


    La tête dans l'cul, l'cul dans l'brouillard
    Et désolé pour ce soir, si je finis à l'envers. Après celle-là j'arrête de boire, laissez-moi juste la dernière.

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MessageRe: Bad blood - Oscar   Lun 22 Jan - 13:06

Bad blood

Tu ne crois pas une seconde à son excuse mais il a malheureusement de l’autorité dans cet endroit et tu sais que tu ne pourras pas le dégager avec un motif pareil. Tu fronces donc les sourcils et le laisse faire, autant que son intrusion serve à quelque chose. Ta posture ne change pas d’un iota pour autant, muscles en tension, regard fixé sur l’ennemi, tu ressembles à un fauve prêt à sauter au moindre soupçon de danger.

Tes yeux sont deux puits de haine viscérale, tu ne veux qu’une chose, retrouver ta solitude et ne pas avoir à interagir avec qui que ce soit. Surtout pas avec quelqu’un qui pense que tu es l’incarnation du mal et qui se fera un malin plaisir à t’enfoncer dans ta misère.

Car c’est aussi cela qui te pèse chaque jour un peu plus. Le regard des autres, les rapports répétitifs des médecins, les discussions sans fin. Tu es fatiguée. Si fatiguée. Ton corps est une coquille sur le point d’éclater en mille morceaux, ton esprit est une boule noire, blessée et de plus en plus petite faufil des heures, des jours, des semaines.

Tu es au bout du rouleau.

Et cet imbécile qui se permet de commenter ton aspect physique. C’est sûr que c’est un détail qui te préoccupe énormément quand ta fille est clouée à l’hôpital. Il s’attendait à quoi? Que ton visage reflète la perfection des pages publicitaires? Que tu sois comme ces mères des feuilletons stupides qui n’ont pas un cheveu qui dépasse malgré tous les drames? Que tes larmes ne soient pas viables? Tu es humaine et malgré ce qu’il peut penser (car tu sais que ta souffrance n’existe pas dans son petit monde), tu souffres l’indicible depuis que Lola est dans ce lit. Au contraire, il devrait être plutôt satisfait de te voir dans un état pareil. Il n’a jamais pu te blairer, te voir au fond du gouffre doit le réjouir au plus haut point.

- J’en ai rien à faire de ce que tu penses de ma mine. Tu fais ton job et tu sors, point.

Cela aurait pu en rester là.

Tu aurais vraiment souhaité que cela en reste là.

Sauf qu’Oscar était obligé de remuer le couteau dans la plaie. Enfant qu’il est, il ne sait pas respecter une situation délicate, il fonce dans le tas, sans se poser de question. Gamin dans un corps d’adulte, il ne mesure pas ce qu’il dit, il ne sait pas dans quel labyrinthe d’épines noires et mortelles il s’engage.

Tes yeux deviennent aussi noirs que ta fureur. Une fêlure apparaît dans ton faible masque. Une fêlure obscure, donnant sur les parties les plus sombres de ta personne. Parties qui grandissent à chaque jour qui passe.

Comment ose-t-il?

De quel droit se mêle-t-il du chaos qu’est devenu sa relation avec Tate? De quel droit se permet-il de mentionner son nom en ta présence? De quel droit ose-t-il te provoquer sur ce sujet?

Comment ose-t-il?!

Ta vision s’obscurcit, ton corps tremble. Tu ne vois plus vraiment ce qui t’entoure, tu es juste consciente que cet idiot ne doit plus être en ta présence. Le contrôle t’échappes à nouveau, tu deviens de nouveau cette bête enragée qui hurle et qui crie envers tout ce qui croise sa route. Mais pas de cris ici. Jamais de cris dans cette pièce. Lola doit rester dans un environnement stable, calme.

Un environnement que tu n’as pas encore souillé de ta rage aveugle.

Ta respiration est saccadée, tu ne rêves que de lui coller une claque et lui effacer son petit air supérieur une bonne fois pour toutes. Mais tu ne peux t’abaisser à faire cela. Tu n’es pas encore tombé aussi bas. Tu te contentes donc de cracher ton venin, dents serrés et regard meurtrier.

- Je t’arrête tout de suite. Tu ne me parles pas de Tate. Tu ne me parles pas tout court à vrai dire. Ce que je fais ici, depuis combien de temps j’y suis ou la relation qui a entre moi et mon mari ne te concernent pas. Donc tu te tais.

Ta voix est aussi dure que le métal. Tu as de la peine à la reconnaître. Le chagrin est en train de te transformer à un point qui t’effraies. Tes réactions deviennent de plus en plus extrêmes et tu commence sincèrement à te craindre. La personne que tu vois à travers le miroir, tu ignores de qui il s’agit. Tu es perdue dans ce qu’il te renvoie. Et maintenant tu n’as même plus besoin du miroir pour avoir peur de toi-même.

- Pour la dernière fois, fais ce que tu as à faire et sors d’ici.

Ta voix se brise à la fin de ta phrase. Petite note laissant entrevoir la frêle jeune femme qui se cache derrière l'agressivité. Juste l’espace d’un instant, ta voix décide de refléter l’état dans lequel tu es. Cassée. Tu te désagrèges en morceaux et tu ne sais pas ce qui se passera quand cette histoire aura réussie à te désintégrer. Tu as peur de ce que tu vas devenir. De ce que vous allez devenir.

Tu fermes les yeux un instant, essayant de ne pas laisser entrevoir à ce cher Oscar comment tu vas réellement. Parce qu’il ne pourra pas s’en empêcher et il utilisera cela comme une arme contre toi. Ou pire, il ira le rapporter à Tate.

Et cela est hors de question.

Difficilement, tu gardes un semblant de calme. Yeux rivés sur l’autre adulte, tu n’es qu’hostilité envers sa simple existence. Ton corps semble crier qu’il disparaisse mais tu sais qu’il ne va pas le faire. Il faut un borné pour reconnaître un autre.
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MessageRe: Bad blood - Oscar   Ven 2 Fév - 22:45

Bad blood
Elle te coupe rapidement dans chacun de tes essais. Ta remarque sur son physique ne lui a visiblement pas plu. C'est bien dommage. Ta compassion se dissipe à chaque fois que tu la croises. A chaque regard, elle s'essoufflait un peu plus. Les années ont bien soigné ce mal jusqu'à la dernière déchirure. Maintenant que Tate ne vivait plus avec elle à proprement parler, tu ne t'obligeais plus aucun effort avec elle. Ca a toujours été comme ça entre vous. Tu ne sais plus qui a commencé. Sans doute toi. Une remarque désagréable que tu ne trouvais pas si désobligeante que ça. Il fallait relativiser, elle sortait de ta bouche. Et Madame a toujours mal supporté ton humour. Madame est chiante.

Et puis, au fur et à mesure que tes mots s'échappent, son regard noircit. Sa fureur se manifeste par quelques muscles trop contractés, tu sens que ce qu'elle contient risque de t'éclater à la gueule méchamment. Et c'est les premier avertissements qui retentissent dans la pièce.

Un long silence plane sur vous. Tes sourcils sont arqués, à la fois surpris et déconcerté. Quand elle t’interdit de parler de ton ami, qui est passablement son mari, tu restes perplexe. Elle coupe court à tout débat, te laissant croire que tu avais bien raison. Tu t’attendais à mieux d’elle. A ce qu’elle te prouve que tu as tord. Après tout, c’était pour cela que tu évoquais Tate. Pour qu’elle te prouve qu’elle y tenait dans un sens. Qu’elle n’était aussi conne que tu le pensais. Parce que pour en vouloir à son mari aussi durement pour quelque chose dont il ne pouvait pas être responsable c’était con. Mais toi, tu ne te dis pas un instant que tu ne pouvais pas comprendre. T’as jamais vécu de drame dans ta vie paisible. Non, c’était plutôt le cas Fehin. Toi ce n’était qu’indirecte. T’as jamais eu de crise d’angoisse. Ou du moins, peut être qu’avec le boulot, si. Mais c’était minime. Ta santé était à toute épreuve. Sauf à celle d’Esca qui avait réussi à te bousiller le genou. Mais encore une fois, ce n’était rien, qu’une poussière infime face aux problèmes de Poppy. C’était pour ça que tu ne pouvais pas savoir, pas comprendre.
Et certainement que tu serais aussi con qu’elle dans ce genre de situation. « T’as beau éviter le sujet, ou l’ignorer si tu veux, vous êtes toujours mariés. » Tu lances ça de façon non chalante. Sur un ton neutre. Juste un nouveau reproche. « Pour le meilleur comme pour le pire comme on dit. N’est ce pas? » Tu te mêles de ce qui ne te regarde pas. Mais c’était une façon de t’inquiéter pour Tate. Rare étaient les fois où tu défendais tes amis. Et apparemment, tu ne le faisais pas forcément de la bonne façon.

Tes doigts cliquent nerveusement sur ton stylo, elle te regarde avec méfiance. Elle finit par insister pour que tu sortes. Mais sa voix se brise légèrement. Elle ferme les yeux. Oh non. « Tu vas pas te mettre à chialer quand même? Ça va devenir vraiment gênant. » Tu sais pas gérer ça. Quelqu'un qui pleure. Peu importe les sentiments pour la personne. Tu ne sais jamais quoi faire. C'était stressant. Et jamais tu ne faisais le bon choix, comme tu venais de le prouver.


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