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âge : à vingt-sept ans, elle devrait avoir sa vie planifiée, elle devrait être sure de tout. pourtant, c'est l'inverse, et tout part en vrilles. (12/04)
métier : ses grands rêves morts déception après déception, aujourd'hui tessa a un job "réaliste", elle est bibliothécaire, elle tourne en rond, ici, à dublin- c'est mieux comme ça, non?
Côté coeur : elle est en couple, techniquement. seule, la plupart du temps, à s'poser des questions.
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Message(cara), i'm dreaming away   Ven 5 Jan - 0:54


whishing that heroes, they truly exist
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C’était la lâcheté plus qu’autre chose, qui l’avait poussée à ne pas pouvoir faire mieux. Au milieu de l’après-midi, comme ça, sans crier gare, Tessa avait envoyé un rapide sms à Aodren ; quelques phrases qui se limitaient à un ‘Au fait, je ne rentre pas ce soir. Soirée entre collègues. Dsl.’ – et en observant ces mots, elle s’était demandée si elle ne devait pas ajouter un ‘Profite-en quand même’ parce qu’au pire, il avait une grande famille à aller voir après son retour, et de nombreux amis qui seraient sans doute contents de le retrouver, eux aussi. Sauf qu’elle s’était rappelée de cette histoire stupide d’étudiante, et ç’avait été comme créer cette image dans sa tête, que d’écrire quelque-chose de tel. Elle n’avait rien ajouté, alors ; un message froid pour quelqu’un comme elle. Un autre signe évident que le brun saisirait bien plus facilement que n’importe qui d’autre : et pourtant, l’Adkins ne devait pas être habitué à c’genre d’ambiance. Quoiqu’il ait pu se passer par le passé dans leurs vies, jamais n’avait rien atteint leur amitié pour qu’elle semble lui en vouloir à c’point. Et lui en voulait-elle, vraiment ? Non, la rancœur n’était pas l’mot idéal pour décrire ce qu’elle ressentait. Ni colère. Ni tristesse. Y avait-il quoique ce soit qui mêlait les trois tout à la fois, sans pour autant qu’ils soient si virulents que ça ? Tessa, elle avait cru qu’elle aurait eu encore une semaine supplémentaire pour faire c’genre de thérapie et s’lancer dans un grand tri d’ses pensées et de ses émotions. Mais son petit-ami avait décidé d’lui faire une surprise, d’rentrer plus tôt et d’lui couper l’herbe sous le pied. Depuis, c’était comme si trop souvent quand elle essayait, elle atteignait subitement un mur infranchissable dans sa bonne volonté – et sans crier gare, elle détournait le regard, prenait la fuite, et tout s’inversait à nouveau. Elle aurait pu lui proposer d’venir, hein. La veille comme ça, elle aurait pu lui en parler ; si la Tessa pleine d’entrain qu’il avait toujours connue avait été celle à qui il aurait eu affaire, elle n’aurait pas hésité une seconde. Et elle aurait souligné que sinon, elle s’ferait chier toute seule, et sinon y’aurait son collègue Rick le futur retraité qui n’aurait aucun élément d’intimidation pour l’empêcher de mater ses seins pendant toute la soirée. Ce qu’il faisait trop souvent quand ils étaient au travail, persuadé qu’il était trop vieux pour qu’on lui dise quoique ce soit, et que d’toute manière, on le jugerait plus volontiers sénile que pervers. Elle avait prévu de n’pas s’attarder, Tessa ; à la base elle avait prévu de suivre le mouvement jusqu’à la brasserie dans un autre quartier, puis prétexter au bout d’une demi-heure, avoir mal à la tête ou n’pas supporter l’alcool, au point de devoir rentrer chez elle pour être en forme le lendemain pour une nouvelle journée de travail. Mais elle s’attardait. Et finalement, elle tenait plutôt bien l’alcool. Deux peintes de bière, et puis une coupe et demi de champagne pour trinquer à Rick qui était enfin libéré du monde du travail. Rick, alors, fallait croire que c’était mieux qu’Aodren. Ou mieux que ce qu’ils pourraient avoir, Aodren et elle, si elle rentrait là maintenant : y’avait quand même quatre-vingt-dix pour cent de chances que le brun soit parti – un petit diner en famille, il ne refuserait pas l’opportunité. Et s’il était encore à l’appartement, alors qu’est-ce qui les protégeait de cette dispute ou cette prise de tête qui semblait rôder autour d’eux depuis le moment même où leurs regards s’étaient croisés à nouveau ?

L’alcool avait au moins cet effet divin, de flouer les pensées quelles qu’elles soient. La Dyer en arrivait même à rire avec Rick, pour une fois que ses blagues avaient un effet, monsieur le retraité en regretterait presque de ne pas aller bosser le lendemain. On venait de lui proposer d’aller fumer une clope dehors, quand Tessa se rapprocha à nouveau des tables et des chaises un peu plus loin, pour essayer de trouver sa veste : peut-être bien qu’un des effets magiques des quelques verres qu’elle avait avalé, serait de la protéger du froid, mais elle n’avait pas envie de tenter le diable. Fumer, en soit, ce serait pourtant jouer avec le feu comme une ado qu’elle n’était plus depuis longtemps : depuis combien d’années exactement, est-ce que la blonde n’avait plus touché à une cigarette ? Probablement que ça remontait à ses années d’étudiante, quand elle avait eu besoin de se détendre avec ses camarades entre des séries d’examen ou à des soirées pour décompresser après une période particulièrement intense de l’année. C’était une période intense d’son année, là, non ? Au pire, elle pouvait toujours dire que c’était pour fêter Noël. Ou pour la postérité de Rick et de sa foutue retraite. Et si elle n’en était pas encore à tituber et se cogner dans chaque meuble qui croisait sa route, Tessa réussit malgré tout à se tromper de veste : quelque-chose qu’elle remarqua lorsqu’elle l’observa à demi enfilée sur son bras, avant de remarquer la présence de la brune, juste là : « Woops, désolée. Mauvaise pioche. » le gloussement qu’elle eut fut aussi spontané que ridicule, sans doute, alors qu’elle replaçait la veste avec une révérence proche de la politesse excessive – fallait bien qu’elle se rattrape, offrant un sourire gêné à la jeune femme qui devait la prendre pour une tarée. Un songe que Tessa ne put avoir que pour une seconde ; « Et ça-… » rapidement, elle s’était baissée pour atteindre le sol, et récupérer l’écharpe de l’inconnue qui était tombée par terre – elle aurait foutu un sacré bordel dans la vie de cette fille si elle avait dû se casser avec sa veste en la laissant avec rien d’autre qu’une écharpe que toute la clientèle de ce pub aurait piétiné avant de remarquer quoique ce soit. « Désolée… » même si maintenant, elle n’savait pas où était sa propre veste. Elle s’attela bien vite à la retrouver, en balançant des regards à droite, à gauche, avant de capter le barman du regard : « Heyyy barman. Une autre bière, s’il vous plait. Blonde. » comme quoi, peut-être qu’elle devrait vraiment rentrer chez elle, réduite à ça, tout en lançant un clin d’œil à un type qui n’semblait pas du tout réactif à sa connerie. Au moins, il n’croyait pas qu’elle le draguait, c’était déjà pas mal : et des filles comme elle, éméchées pour n’pas penser à leur présent, il devait y en avoir plein. Qu’on la prenne donc pour une pauvre nana pathétique, ce n’serait probablement pas si loin d’la vérité – tout ça parce qu’elle était incapable de faire taire son cerveau plus de deux secondes et demi, surtout quand elle était dans la même pièce que son petit-ami, et qu’il y avait devant elle toute une autoroute pour parler avec lui. Parler de quoi, hein ? D’au combien le Pérou c’était magique, super, merveilleux et tellement mieux qu’ici ? Parler d’ces quatre mois où il avait eu mieux à faire qu’être ici ? Philosopher sur au combien il préférerait sans doute faire sa vie là-bas, n’plus penser à son fils et aux rues trop familières de Dublin, pour n’plus jamais être persécuté par les doutes liés à son passé ? Au pire, tiens, peut-être qu’elle pourrait l’inviter demain à partager une journée dans sa peau avec son boulot merdique, histoire d’juste compenser un peu. Par dépit plus qu’autre chose, Tessa se retrouva à faire glisser le bol de biscuits apéritifs et cacahuètes qui traînait sur le comptoir pour en avaler toute une bouchée : habituellement, elle évitait soigneusement c’genre de trucs, peu désireuse de se choper une gastro – ou quelque autre maladie - avec des cacahuètes, mais ce soir, elle compensait. De toutes les façons ridicules qui soient, fallait croire.
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âge : 29 ans, elle est née le 28 juillet 1988 à Dublin. Le cap de la trentaine approche à grands pas mais étrangement ça ne lui fait pas peur.
métier : Institutrice à l'école élémentaire de Dublin, elle est la maîtresse préférée des tous petits.
Côté coeur : Célibataire éprise, elle aurait bien quelqu'un en tête mais refuse de se l'avouer, c'est bien trop compliqué. Elle ne tient pas à briser une si belle amitié.
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MessageRe: (cara), i'm dreaming away   Dim 7 Jan - 18:03


I'm dreaming away
Tessa & Cara


Ce soir était la soirée d’adieu de Meghan, l’une des plus anciennes collègues de Cara. Meghan était une jeune femme d’une trentaine d’années, une grande brune aux yeux rieurs et au sourire chaleureux. Elle était pour Cara un repère et une bonne amie, elles avaient débuté à l’école élémentaire de Dublin, ensembles, il y a maintenant quatre ans. Très vite, elles étaient devenues de bonnes amies et Cara avait pris l’habitude de la voir quotidiennement. Et ce soir, Meghan les avait tous réunis –Cara et le reste de l’équipe éducative de l’école- au Porter House sur Temple Bar, pour fêter son départ et ses fiançailles. Elle avait fait un discours pour les remercier d’être tous venus et leur expliquer à quel point cette décision avait été dure à prendre mais à quel point elle la rendait heureuse. Elle leur avait dit combien elle était amoureuse de Trent, et combien elle voulait fonder une famille avec lui, alors quand il y a un mois et demi il lui avait demandé de devenir sa femme et de le suivre dans son pays natal où une magnifique opportunité l’attendait, elle avait accepté, après mûres réflexions. Pour Cara, c’était une excellente nouvelle, voir son amie heureuse et savoir qu’elle allait se marier et fonder sa propre famille. Et puis elle ne s’en faisait pas pour elle, des écoles élémentaires, il y en avait partout, elle trouverait forcément sa place à Londres, la brune n’en doutait pas une seconde. Mais d’un autre côté, elle était dévastée rien qu’en imaginant que lundi elle ne trouverait pas Meghan l’attendant dans la cours de récréation. Alors ce soir, Cara avait promis à Meghan de fêter ça, elle lui avait promis de faire de cette dernière soirée ensemble à Dublin, l’une des plus belles. Pourtant, ses collègues savaient à quel point la brune ne tenait pas la marée de l’alcool parce qu’elle ne sortait pas beaucoup. Ils savaient qu’elle était timide et réservée, mais surtout très calme, le genre qui ne sortait pas beaucoup. Cara elle était drôle, gentille et elle avait des amis, des amis géniaux et adorables mais elle était plus le genre de filles à lire un bon livre le soir enroulée dans un plaid plutôt que de sortir faire la fête. L’une des seules qui parvenaient à la faire quitter son petit cocon était sa meilleure amie, Kelsie. Mais elles ne s’étaient pas vues depuis un petit moment déjà, bien que la blonde vivait à temps partiel avec la brune et enchaînait les allers-retours entre son appartement ave son conjoint et celui de Cara. Cette dernière leva alors son verre et tenta quelques mots mais l’émotion fut trop forte et sa voix se brisa, alors elle descendit son verre d’une traite et se rassit.

La soirée continua sans encombre, les filles alternaient les pots en l’honneur de leur collègue et les pauses cigarettes pour les fumeuses. Et puis la chaleur commença à monter aux joues de Cara, elle se sentait soudain plus détendue, moins réactive, l’alcool devait sûrement lui monter au cerveau et elle se fit la réflexion que ce verre serait son dernier. Ses gestes semblaient ralentis mais ça ne la gênait pas plus que ça. Tout semblait soudain moins clair et ça lui fit du bien de mettre son cerveau en pause. Ça ne lui ferait pas de mal d’arrêter de se ronger les sangs, d’arrêter de penser au retour de son frère, à sa petite sœur dont le comportement commençait à l’inquiéter, à l’attaque de son père il y a quelques semaines, à Kelsie qu’elle évitait de plus en plus et même à Joshua de qui elle se sentait étrangement proche. Elle quitta alors le bar contre lequel elle était accoudée, discutant avec une amie et alla récupérer sa veste pour sortir prendre l’air, elle avait besoin d’air frais, d’un bon coup de vent en plein visage. Mais une blonde passa devant elle et prit sa veste, juste devant ses yeux. Alors qu’elle était en train de l’enfiler, Cara ouvrit la bouche et la referma sans rien dire, trop gênée pour dire quoique ce soit. Elle se sentait piteusement ridicule à la regarder tenté d’enfiler sa veste sans rien dire, mais ça n’était pas elle de faire une remarque. Cara, c’est la fille toute douce et timide, pas celle qui se permet de réprimander les inconnus. La blonde devait faire au moins 8 centimètres de plus qu’elle, elle se rendit alors compte d’elle-même que cette veste n’était pas la sienne. Veste qu’elle reposa, pleine de manières et s’excusa. « Pas de problèmes, ça arrive ces choses-là. Oh merci. »  Elle secoua son écharpe pour l’épousseter, enfila sa veste et sourit à l’inconnue. Et puis elle fit quelque chose qui ne lui ressemblait pas, sûrement un effet secondaire de l’alcool. « Ça vous dérange si je me joins à vous ? » Elle leva son verre de Jagger encore à moitié plein et lui sourit de toutes ses dents, peut-être même trop exagérément. « Allez, pour avoir presque failli embarquer ma veste et mes clés de maison au passage. » Elle sortit alors son trousseau de clé de sa poche et le secoua bruyamment. Cette aventure servirait de leçon à la brune, plus jamais elle ne mettrait ses clés dans les poches de sa veste.
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âge : à vingt-sept ans, elle devrait avoir sa vie planifiée, elle devrait être sure de tout. pourtant, c'est l'inverse, et tout part en vrilles. (12/04)
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MessageRe: (cara), i'm dreaming away   Lun 8 Jan - 17:50


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Ce soir en son for intérieur, Tessa, elle n’avait pas beaucoup envie de sourire. C’était compliqué, si compliqué qu’elle avait fait comme si de rien n’était, au travail, alors qu’Aodren était rentré une semaine plus tôt pour lui faire plaisir. Peut-être que dans le monde normal des amoureuses qui planaient sur un petit nuage, elle aurait dû faire le tour de ses collègues pour leur raconter au combien c’était parfait et romantique, et à quel point c’était si bien qu’il soit là. Ouais, il était rentré pour bien lui faire comprendre que quand même, ça n’l’empêcherait pas de repartir: dans deux mois comme prévu, ou même plus tôt, si les choses n’allaient pas assez bien à ses yeux. Heureusement, il n’en avait pas été à lui balancer un ultimatum de c’genre avec tout le sérieux du monde, mais même sa p’tite blague, elle n’était pas tombée dans l’oreille d’une sourde. Et elle l’avait interprétée comme elle avait pu, sans doute victime d’un genre de mécanisme de défense qui lui avait déjà fait imaginer le pire et sortir les griffes, dès lors que cette possibilité avait semblé être une option. Manquait-elle si cruellement d’humour qu’elle avait été incapable, vraiment incapable, de faire autre chose que se vexer qu’il lui balance ça, si vite après qu’elle ait ouvert la porte? Ç’avait presque été sa première réplique plus qu’autre chose, un genre de point bien mis en place avant même qu’ils ne se retrouvent: il pouvait repartir à tout moment, et c’était comme ça. Tout ce qu’elle avait à faire, c’était vivre avec le cocktail de sentiments et ressentiments que ça brassait en elle: et mine de rien, quand tant de choses connectées à Aodren lui faisaient mal, c’était comme si Aodren lui-même lui faisait mal. Alors si là maintenant, dans ce bar, il n’était nulle part, c’était l’occasion en or pour au moins sourire plutôt que de pleurer comme elle l’avait fait hier, hein? Et puis, contrairement à d’autres gens, elle n’avait pas été attachée à Rick au point que son départ n’soit en train de la dévaster. Ça la rendait plus nostalgique qu’autre chose; à vrai dire, la retraite et la vieillesse étaient des choses qu’on voyait arriver de loin. Bonne ou mauvaise, il n’y avait donc pas eu de surprise jusque-là - à part sans doute le speech d’au revoir du vieil homme, qui avait été touchant à souhait, et sympa, il n’avait pas manqué de citer son auteur favori dans le tout, et Tessa en était même arrivée à se demander au moment de lever son verre, si elle, elle avait un auteur favori à citer dans son message d’adieu, l’jour où elle quitterait le trou miteux dans lequel elle s’était professionnellement enterrée. Bah, elle avait encore quarante voire cinquante ans à trimer avant de songer à tout ça, hein? Définitivement, quand elle pensait à l’avenir, que ce soit celui qui la liait potentiellement à Aodren si elle continuait d’y croire, ou le sien à elle exclusivement, ça lui filait trop le bourdon pour qu’elle y trouve quoique ce soit d’encourageant. Y’avait trop d’inachevé et d’irrésolu dans son présent, il semblait, pour que le futur ait quoique ce soit de captivant ou d’intriguant. Et si elle finissait vieille fille? Et si elle finissait par être une vieille femme amère et pleine de jugements, incapable de croire au bonheur, trop consciente d’avoir raté sa vie? Probablement que ces ressentiments la boufferaient de l’intérieur, et elle crèverait d’un cancer, seule, dans son p’tit appartement, toujours le même. Et on découvrirait son cadavre après plusieurs jours, quand les asticots l’auraient déjà bien entamée.

Ehm. L’alcool n’avait pas aidé son esprit; il avait continué de monter crescendo et derrière les apparences, elle en était surtout réduite à toujours chercher à aligner les verres pour ne pas stopper les gestes mécaniques qui faisaient sa soirée. Tout le monde riait autour d’elle, et elle essayait d’y participer, d’s’y joindre, d’ajouter son humeur à elle à laquelle elle avait habitué tous ceux qui l’entouraient. Mais c’était comme avec Aodren quand il était rentré, c’était plus facile à dire ou à vouloir qu’à faire. Et peut-être bien que si on devait vraiment s’pencher sur son cas comme ç’avait été le cas avec le brun, on s’rendrait compte qu’elle échouait lamentablement. Alors sortir pour fumer une clope, même si ça n’lui ressemblait absolument pas, ç’avait été l’envie la plus spontanée qu’elle avait eue de toute cette soirée. Et pourtant, elle se retrouvait là avec une nouvelle bière que le barman lui amenait tout juste, accoudée au comptoir, à déjà oublier la veste qu’elle était venue chercher. Bah, elle s’en inquiéterait plus tard. Ce soir, y’avait du monde pourtant, et si elle n’était pas une toquée paranoïaque qui se méfiait de tout le monde, elle gardait toujours un oeil sur ses affaires. Y’avait, pour la plupart, des gens de confiance ici hein? Ses collègues qui sauteraient au secours de sa veste si quelqu’un essayait de la lui piquer, hein? Elle n’avait rien à dire d’toute façon, puisqu’il avait presque semblé qu’elle avait commis un rapt de veste juste sous le nez de sa propriétaire. Mais bref, elle n’semblait pas lui en vouloir: au contraire, elles se retrouvèrent à échanger des sourires, d’abord plus gênés qu’autre chose. Et puis, arriva une chose tout à fait inattendue - la brune offrit de se joindre à elle, et pendant une longue seconde, tout ce que la Dyer put faire, c’est dévisager cette inconnue. A s’demander si elle avait bien entendu. Ou même si elle n’devait pas, rien que par décence, déjà mettre au clair qu’elle était en couple: les auras bisexuelles, ça existait, hein? « Ehm... ouais, pourquoi pas. » se retrouva-t-elle pourtant à offrir dans un nouveau sourire à la commissure de sa bouche, alors qu’elle haussait les épaules. Peut-être que ça n’lui ferait pas de mal, de discuter avec quelqu’un de nouveau, une rencontre dans un bar, comme ça, sans rien d’autre que les délimitations de cet endroit: depuis combien d’temps est-ce que ça ne lui était pas arrivé? Quoique, c’était probablement si rare parce que Tessa prenait toujours sur elle de garder contact avec les gens qu’elle appréciait, quand bien même peut-être, leurs rapports n’auraient dû se limiter qu’à ce premier contact. Si elle avait fait ça tout le temps, peut-être bien qu’elle n’aurait même plus Aodren dans sa vie à l’heure qu’il était. Et ça, c’était impensable. « Ehh, c’est un peu comme tout. J’ai vu plein de messages de préventions pour les femmes, de n’jamais mettre nos clés dans notre sac, au cas où on s’le fasse piquer en marchant dans la rue. J’suppose qu’ils avaient pas pensé au vol de veste. » même si ça devait arriver plus rarement; une pensée qui la fit ricaner pour elle-même, complice avec la jeune femme à ses côtés. Au bout d’un moment, elles n’sauraient plus où les mettre, leurs clés. « J’m’appelle Tessa, au fait. Et j’étais pas venue pour piquer une veste, ce soir. » offrit-elle en guise de calumet de la paix à sa voisine - quand bien même ça n’avait pas été la guerre. De toute manière, tout ce que l’inconnue aurait retenu d’elle, c’était qu’elle était la pire voleuse de veste, si telles avaient été ses intentions: elle s’était faite coincer au beau milieu de ce bar, devant plein de témoins, et la propriétaire de la veste qui avait été à dix centimètres d’elle à peine. Fallait croire que pour ce soir, elle avait plus de chance de s’faire une copine, contre toute attente.



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âge : 29 ans, elle est née le 28 juillet 1988 à Dublin. Le cap de la trentaine approche à grands pas mais étrangement ça ne lui fait pas peur.
métier : Institutrice à l'école élémentaire de Dublin, elle est la maîtresse préférée des tous petits.
Côté coeur : Célibataire éprise, elle aurait bien quelqu'un en tête mais refuse de se l'avouer, c'est bien trop compliqué. Elle ne tient pas à briser une si belle amitié.
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MessageRe: (cara), i'm dreaming away   Ven 26 Jan - 22:16


I'm dreaming away
Tessa & Cara


Mentalement, Cara frappa son front de sa main gauche, la droite étant déjà occupée à tenir son verre déjà presque vide. Quelle andouille elle était quand elle buvait. Voilà qu’elle venait d’inviter une jeune inconnue, qui était presque partie avec sa veste, à boire un verre. Et devant l’expression étonnée de la blonde, elle avait insisté, comme si elle le lui devait après avoir presque volé ses clés d’appartement. Elle ne sait pas trop ce qui lui était passé par la tête. Cara, c’était pas le genre de filles à entamer la conversation, et encore moins à lancer une invitation. Elle était plutôt le genre timide et renfermée, le genre qu’on présente et qui sourit timidement en faisant un petit signe de la main. Pire encore, elle n’était pas capable de tenir une conversation intéressante avec un inconnu, elle était plus du genre à rester muette et lancer des sourires gênés à son interlocuteur. Mais ce soir, l’alcool faisait son effet. Effet qu’elle n’avait pas prévu, et qu’elle ne prévoyait jamais d’ailleurs, comme chaque fois qu’elle buvait. Alors ce soir, Cara était plus détendue et libérée que jamais. Elle se sentait légère et bizarrement heureuse. Le départ de Meghan lui avait mis un coup, laissant comme un vide au creux de son estomac, mais l’alcool lui brûlait la gorge et les joues, lui procurant une sensation de chaleur, preuve qu’elle était encore bien vivante. Elle sentait s’insinuer en elle une petite impression d’euphorie, une envie de rire de tout et de rien. Pire encore, elle se sentait prête à rire et danser de manière incontrôlable et sans même être gênée de ce que les autres pourraient penser. Mais jusque là, elle avait réussi à cacher –ou du moins contrôler, l’effet qu’avait sur elle la quantité d’alcool qu’elle venait d’ingérer. Sa seule bavure avait été l’invitation de la blonde sur un coup de tête. Le sourire de Cara s’étira doucement, en réponse à celui de la blonde et elle lâcha un discret soupir de soulagement. Elle s’assit alors à ses côtés et cogna son verre contre le sien, comme une enfant.

En engageant la conversation avec cette jolie blonde, Cara s’attendait à tout sauf à ça. « Oh eh bien, ils auraient peut-être du penser aux voleurs de veste. Je pense que le meilleur endroit pour ranger mes clés c’est les poches de mes jeans, mais je déteste avoir des trucs dans mes poches. » Elle haussa les épaules, comme si de rien n’était et bu une gorgée, distraite. Elle se mit à rire. Son sac était son fourre-tout, elle y mettait tout et n’importe quoi, et plus il était gros, plus elle en mettait. Portefeuille et papiers d’identité, et puis médicaments, bouteille d’eau, agenda, paire de gants, bonnet. Toutes ces choses qu’elles pouvaient y fourrer mais dont elle ne se servait presque jamais. Comme pour rester dans le sujet, elle rangea ses clés dans les poches de son jean et fit un clin d’œil à son interlocutrice. « Moi c’est Cara. » Elle lui tendit la main. « Et j’étais pas venue dans ce bar pour me faire détrousser. » Et alors, elle se mit à rire, libérée. « J’ai cru comprendre que vous fêtiez une retraite ? » Cara n’était pas du genre curieuse, loin de là, même. Elle n’avait pas pour habitude de se mêler de ce qui ne la regarde pas ni d’écouter les conversations environnantes, mais quand un homme d’un certain âge était entré dans le bar quelques heures plus tôt, tous avaient criés, les bras en l’air. Elle n’avait eu qu’à regarder autour d’elle pour comprendre. « Tu travailles dans quoi ? » Et d’un coup, elle s’était mise à la tutoyer. « J’suis désolée, je te tutoie alors qu’on se connaît à peine. » Elle se gratta le derrière de la tête un peu gênée et lâcha un rire nerveux. L’alcool faisait s’effondrer toutes ses barrières. Cara était semblable aux enfants qu’elle surveillait, elle se liait vite aux gens, et cette Tessa finirait peut-être par devenir son amie à la fin de la soirée. La brune était gentille et un peu trop naïve, du genre à accorder sa confiance trop facilement, alors des amis, elle s’en faisant, par le biais de ses connaissances. Elle s’apprêtait à commander un autre verre lorsque son portable vibra dans la poche arrière de son jean, elle le sortit doucement de sa poche et consulta le message qu’elle venait de recevoir. Soudain, elle se sentit presque tombée, et sobre. Comme si tout l’alcool qu’elle venait d’ingurgiter avait miraculeusement quitté son corps, comme par magie. Ce sms avait eut pour effet de la ramener violemment à la réalité, comme si elle venait de se prendre un sceau d’eau froide en plein visage. Elle se ressaisit, se racla la gorge et sourit, timidement. « Désolée, je crois que je vais l’éteindre ce soir, ça vaut mieux. » Elle avait fini sa phrase dans un chuchotement, plus pour elle-même que pour sa nouvelle amie. Les yeux dans le vide, elle fixa son verre vide et soupira bruyamment. « La prochaine tournée est pour moi » déclara-t-elle, avec ses petits yeux tous tristes mais un sourire de façade scotché aux lèvres.

Elle se reprit rapidement, rien ne devait gâcher la soirée d’adieu de Meghan. Pas même un message de Joshua lui annonçant qu’il annulait leur sortie au cinéma du lendemain parce qu’il avait un rencard avec une jolie blonde rencontrée la vieille en soirée. Rien ne devait mettre fin à ce dernier moment ensembles, avant un petit moment, avant que Meghan ne repasse par Dublin, leur faire un petit coucou. Elle lança alors un regard vers sa jolie collègue. Dans le fond, elle en était jalouse. Elle avait tout pour être heureuse, un métier qui la passionne mais surtout un fiancé, qui l’aimait en retour. Une histoire qui tenait la route, pas quelque chose de complètement alambiqué et dont on ne sait pas si c’est réciproque ou non. Alors Cara leva la main et dit signe au barman se d’approcher, elle commanda la même chose et lança un regard en biais à Tessa.
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Cliques ici jolie blonde ♥:
 


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